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Présentation d’un protocole basé sur l’activation musculaire

Le protocole de Rebecca Mellor peut-être difficile à mettre en place. Dans notre cabinet nous nous sommes heurtés parfois à des problèmes d’adhérences par le patient et nous avons donc réfléchis à une autre façon de faire, toujours en nous basant sur les données actuelles de la sciences. 

Nous nous sommes posés la question : Comment sélectionner les exercices en fonction du stade de la rééducation ?

Voici une proposition de système que nous utilisons au cabinet :

Nous le basons sur 3 pilliers : la mise en confiance, le renforcement et enfin challenger le patient. 

La première partie de la rééducation consiste à convaincre le patient que ce sont les exercices qui vont lui permettre de créer des adaptations positives dans son corps. C’est une étape particulièrement difficile en France où notre profession s’appelle « masseur-kinésithérapeute ». De plus très souvent les ordonnances des médecins présentent le terme « massage », ce qui créé une attente de soins passifs par le patient.

Lors de cette phase il est important d’éduquer le patient sur la douleur et sur les tendinopathies. Les outils que nous avons vu dans le chapitre éducation du patient sont là pour ça ! (fiches éducatives disponibles à la fin du cours en téléchargement).

Au niveau de la sélection des exercices, il faut éviter à tout prix d’augmenter les symptômes du patient pour éviter de créer de la kinésiophobie. Et ainsi éviter la fameuse phrases « les exercices me font mal, le massage me soulage ».

Nous vous conseillons donc d’utiliser des exercices à GTA élevé afin de limiter la compression au maximum. Les exercices doivent évidemment être adaptés aux capacités du patient.

Les séances « de soins adjuvants » sont des moments privilégiés avec le patient et créent une ambiance propice aux échanges (grâce entre autre au touché). On va alors :

– Identifier et atténuer les obstacles

– Evaluer l’adhésion du patient

-Promouvoir l’alliance thérapeutique

-Modifier les réponses psychologiques et les croyances

– Inculquer les connaissances.

Et ceci quelque soit les techniques utilisées. L’important est d’utiliser des techniques qui mettent en confiance le patient avec lui même et envers nous, pour faciliter le travail sur les 5 points cités précédemment.

Que ce soit du massage, des mobilisations, des ventouses, des ondes de choc etc… Qu’elles aient fait la preuve de leur efficacité ou non, il est intéressant de les utiliser si elles permettent d’aider le patient dans son adhésion à sa rééducation active, sachant qu’en fonction du patient et de son vécu, ces techniques peuvent varier.

D’après les données basées sur les évidences, ces soins ne doivent pas être le traitement principal des tendinopathies, cependant ils sont intéressants à utiliser notamment chez les patients difficiles à convaincre des bienfaits des exercices. Et puis, qu’on se l’admette, on obtient souvent des bénéfices sur la douleur à court terme 😉

Lorsque la confiance est acquise, on peut passer à l’étape suivante :

Cette étape consiste au renforcement des structures musculo-tendineuses. Utilisez toutes les connaissances dont vous disposez sur le sujet et augmentez progressivement la mise en charge des structures.

En fonction des objectifs du patient, intégrez des exercices fonctionnels se rapprochant des activités du patient. Par exemple pour une personne âgée qui désire uniquement pouvoir remarcher, une augmentation progressive de la distance sur tapis de marche est un bon exercice fonctionnel. Pour une patiente pratiquant du yoga, si certaines postures engendrent des douleurs, le travail de celles-ci avec une mise en charge progressive est un bon exercice.

Une fois que la douleur devient rare ou inexistante dans la vie quotidienne ou pendant les activités, on peut passer à la dernière phase :

Cette phase consiste à rechercher les dernières sollicitations que le patient pourrait rencontrer et entrainer la douleur. C’est une phase optionnelle qui permet de challenger les structures, acquise grâce à la rééducation. 

Par exemple pour notre patiente âgée, le travail sur le tapis de marche avec la progression vers des pentes en inclinaison plus importante que son habitude est un exercice intéressant. Pour notre patiente pratiquant le yoga, un travail en surcharge avec plateau instable des postures douloureuses (motif de consultation) permettra de challenger encore plus les structures.

Enfin dans cette phase nous pouvons travailler sur des exercices entrainant de la compression (GTA faible) afin de tester la résistance à la compression.

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