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La douleur talo-plantaire… la quoi ?

Avant de commencer, comment doit-on appeler cette pathologie ?

En anglais, elle a eu des noms très variés qu’on peut traduire par le talon du policier, le syndrome de l’épine calcanéénne, douleur sub-calcanéénne, fasciite plantaire, fasciopathie plantaire, et douleur talo-plantaire.

Que dites-vous au patient lorsqu’il se présente avec une douleur au niveau du talon, sans imagerie ? En réalité il est difficile d’être sûr de la structure à ce stade, mais la zone de la douleur elle est connu, donc pourquoi ne pas appeler tout simplement la pathologie une douleur talo-plantaire ? Cette terminologie permet de ne pas se tromper sur la structure atteinte.

Suite à l’imagerie, on va retrouver des classifications plus précises comme :

  • Une fracture de l’épine calcanééne
  • Une fasciopathie plantaire
  • Une déchirure du fascia plantaire
  • Un œdème spongieux du calcanéus

Henrik Riel justifie également la terminologie de douleur talo-plantaire, du fait que même si un diagnostic différentiel est réalisé grâce à l’imagerie, il n’y a pas de preuve que la prise en charge sera plus efficace grâce à l’imagerie, donc il est plus simple de l’appeler douleur talo-plantaire, et si la rééducation ne fonctionne pas on peut faire une imagerie pour essayer de comprendre mais sans vraiment de bénéfice sur le résultat des soins.

Vous me direz, pourquoi pas une épine calcanéenne ?

Pour commencer, seulement 2/3 des patients avec un diagnostic de fasciite plantaire ont une épine calcanéenne, et 50% des épines calcanéennes ne sont pas douloureuses, donc ce n’est pas vraiment l’origine du problème.

Ce terme a l’avantage de ne pas impliquer une seule structure et de ne pas inclure de suffixe comme « ite » qui indique une inflammation, c’est un terme plus vague, qui permet d’inclure différentes structures. 2

 Radio mettant une évidence une épine calcanéenne3

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