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Education : Les postures et activités entrainant de la compression

Description de la fiche éducative concernant l'impact activités et postures

Cette fiche à donner au patient contient 3 éléments principaux :

 

  1. Les postures à éviter et par lesquels on peut les remplacer
  2. Les étirements à éviter
  3. Les activités à éviter. 

Cette fiche ne cite pas l’ensemble des éléments à éviter mais les plus fréquents afin de donner une idée au patient des postures ou activités qui provoquent une augmentation de la charge totale sur le tendon. La plupart des éléments de la fiche visent à diminuer les efforts de compression, ce qui est nécessaire pour respecter la première partie du guide de Jill Cook dans la rééducation des tendinopathies.
C’est un élément de la rééducation qui est primordial car la rééducation est basée sur une augmentation progressive de la charge, et toutes ces postures et activités sortent de notre champs de contrôle. Même si vous faites un protocole très bien dosé au niveau de la charge, si vous ne maîtrisez pas ce que le patient fait à côté, vous risquez rapidement de dépasser la charge tolérée par le tendon. On éduque donc le patient pour avoir un meilleur contrôle sur la charge totale qu’on va faire subir au tendon.

  1. Les postures à éviter et par lesquelles on peut les remplacer :

Les postures sont très importantes à connaître car elles peuvent être maintenues pendant de longues périodes et donc entraîner une augmentation de charge non négligeable sur le tendon.

En position debout, 2 façons de se tenir peuvent augmenter la charge sur le tendon. On voit sur la posture de gauche que le  poids du corps est principalement sur la jambe droite, ce qui augmente la charge, de plus cette position déhanchée entraîne une légère adduction de cette jambe, ce qui augmente considérablement la charge sur le tendon.

Sur la posture debout de droite, on voit clairement une forte adduction sur les 2 membres inférieurs, ce qui augmente les forces de compression, et le poids du corps est principalement sur le membre inférieur en postérieur.

La solution est donc d’avoir un appui bien réparti entre les 2 pieds avec un écartement à peu prêt au niveau des épaules.

En posture assise, les 3 cas présentés sont déconseillés car entraînent une adduction de hanche et donc de la compression.

Dans la première posture au niveau des 2 membres inférieurs, dans la seconde notamment au niveau du membre inférieur croisé, et dans la troisième au niveau des 2 membres inférieurs.

La solution consiste à se tenir avec les 2 pieds bien au sol avec une adduction neutre, les genoux à peu prêt au niveau des épaules.

En posture allongée, la position la plus haute entraîne une compression sur le membre inférieur inférieur et une adduction au membre inférieur supérieur, elle n’est donc pas conseillée.

La seconde position entraîne une adduction au niveau du membre croisé, et l’extension du genou et propice à la tension dans la bandelette ilio-tibiale.

Et enfin allongé sur le côté avec les 2 membres inférieurs superposées. Le membre inférieur en dessous est en compression contre le lit et le membre inférieur sur le dessus est légèrement en adduction.

Les positions conseillées pour dormir utilisent un oreiller sur les positions en décubitus latéral pour éviter l’adduction du membre supérieur du dessus, qui est dans tous les cas le membre pathologique.

Pour le décubitus dorsal, on conseille de mettre un oreiller sous les genoux pour bien détendre la bandelette ilio-tibiale.

2. Les étirements à éviter

Les étirements à éviter sont tous simplement ceux qui entraînent de l’adduction de hanche et donc de la compression au niveau des tendons moyen et petit fessiers, via mise en tension de la bandelette ilio-tibiale.

3. Les activités à éviter :

Les activités à éviter sont :

  1. Celles qui entraînent des abductions répétées, comme les exercices d’abduction qu’on retrouve souvent dans les cours de fitness souvent fréquentés par notre population cible.
  2. Des appuis en unipodal prolongés, comme on retrouve dans les cours de yoga également largement fréquenté par notre population cible.
  3. De la mise en charge sur un membre inférieur en adduction, qu’on retrouve notamment dans la monté de marche, les cours de steps, et les randonnées avec dénivelé.
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