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Biomécanique de la marche et stratégies de compensation

Dans ce chapitre, nous allons voir les différentes stratégies de compensation lors de la marche

Lors de la marche, au moment de l’appui monopodal, les muscles latéraux de hanche du côté du membre en appui vont via leur force d’abduction empêcher la chute du bassin. Chez les patients avec une douleur latérale de hanche, la marche peut être modifié de 2 façons : avec et sans adaptation.  Dans les exemples qui suivent nous allons considérer que le membre pathologique est à droite.

Dans le cas sans adaptation, lors de la phase d’appui du côté pathologique, le bassin va chuter du côté controlatéral et le tronc va se pencher lui aussi du côté controlatéral. On observe donc, une forte bascule du bassin, associée à une descente du tronc, du côté controlatéral, ici le côté gauche. Cette chute du bassin entraine une augmentation de l’adduction ce qui permet au patient de générer une plus forte force d’abduction, mais cette position augmente malheureusement les forces de compressions. Cette démarche primaire peut être identifié comme une stratégie de Trendelenburg non compensée.

La seconde modification possible est celle avec adaptation. Lors de la marche, le vecteur poids est déporté du point d’appui, ce qui entraine un bras de levier. Dans le cas avec adaptation, le patient va décaler son tronc par-dessus le point d’appui, ce qui va diminuer ce bras de levier. Le bras de levier étant plus faible, la force nécessaire au muscles latéraux pour maintenir le bassin horizontal sera donc, plus faible. Ayant besoin de moins de force pour maintenir le bassin à l’horizontal, le patient va donc parvenir à compenser sa faiblesse des abducteurs.  Dans ce type de marche avec adaptation, on observe donc une bascule du bassin beaucoup plus faible. Cette démarche est similaire à un Trendelenburg compensé.

Une autre façon de compenser une faiblesse des abducteurs serait de décaler le bassin par-dessus le point d’appui. Cette stratégie permet de diminuer, le bras de levier, ce qui entraine une diminution de la force nécessaire au maintien du bassin, comme nous avons vu précédemment. Cette position, entraine aussi, une augmentation de l’adduction, ce qui permet au patient de développé plus de force d’abduction. Vous verrez très souvent cette stratégie lorsque vous demanderez aux patients de se mettre en appui unipodal lors des tests diagnostiques que nous verrons plus tard.

Lorsqu’on regarde la taille et la cadence des pas, les patients atteint de tendinopathie glutéale marchent plus doucement et font des plus petits pas

Cette modification pourrait être une adaptation antalgique des patients pour éviter l’adduction entrainé par des pas plus grands et plus rapides.  On note cependant, que si la douleur est récente le patient n’aura pas forcément mis en place de stratégie d’adaptation.

Pour plus de renseignements sur Tredelenberg, je vous invite à regarder cette superbe vidéo réalisé par The Florida State University College of Medicine (pour les sous-titres en français activez les sous-titres puis aller dans paramètres, sous-titres, français) :

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