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Autres traitements de la douleur talo-plantaire

Dans une étude systématique publiée en 2017 dans bjsports, l’équipe a étudié 5 différents traitement sur les douleurs talo-plantaire : les anti-inflammatoires, les orthèses, les ondes de choc, les corticostéroïdes et le placebo. Ils ont trouvé que tous les traitements étaient supérieurs au placebo, mais que les corticostéroïdes et les ondes de choc semble un peu plus efficace sur le court terme.1

Qu'en est t'il des orthèses et des semelles ?2,3

1. Elles sont meilleures que le placebo pendant les 4 premières semaines mais pas par la suite.

2. Les semelles préfabriquées sont aussi efficaces que les sur-mesure

3. Elles fonctionnent mieux combiné à des étirements

Donc globalement elles peuvent aider à diminuer les symptômes, mais ne permettront pas de guérir. Elles sont intéressantes à porter par exemple au travail afin de mieux supporter une longue position debout. Sans forcément parler de mettre une talonnette en silicone, porter des chaussures plus amortissantes peut créer une grande différence si votre patient porte des chaussures très dur.

Qu'en est t'il du tape ?4,5

Pourquoi utiliser du tape ? les muscle de la voute plantaire travail pour ne pas qu’elle s’affaisse, pour permettre de prendre un appui dynamique. Chez un patient chez qui la voute est sursollicité, la logique serait d’utiliser le tape pour aider le maintien de cette voute plantaire, ce qui pourrait réduire la mise en charge de la voute plantaire.

Par exemple chez un coureur qui doit absolument faire une course mais qui a très mal, l’utilisation du tape pourra l’aider à faire sa course en diminuant sa douleur.

Par contre sur le long terme, ce n’est pas une méthode qui permettra de résoudre le problème de surcharge chronique de la voute plantaire.

Dans la vidéo, on voit une des techniques qui peut être utilisé :

Qu'en est t'il des corticostéroïdes ?6,7,8

Dans une revue publié dans Cochrane sur les injections de corticoïdes dans le cas des douleur talo-plantaire, il est indiqué que même si  Les injection de corticoïde ne permettent pas une bonne efficacité sur le long terme, c’est une bonne solution sur le court terme, elles soulagnt la douleur pendant 4 à 6 semaines. De plus cette revue nous apprend que les injections guidée par échographie semblent plus efficace que celle par palpation.

Y a-t-il un risque de rupture du fascia plantaire par injection de corticoïdes ?

Dans de vieilles étude d’injection non guidé par ultrason, il a été décrit des cas de ruptures, mais par exemple sur les 2500 patients de la revue cochrane, il n’y a eu aucun cas de rupture du fascia plantaire, donc le risque est extrêmement faible.

Quand on compare avec une injection placebo, on voit sur ces courbes provenant de l’étude de McMillan qu’il y a un fort effet antalgique pendant les 6 premières semaines (plus le pain score est élevé moins il y a de douleur).

Le docteur Riel a lancé une étude pour étudier l’addition d’un protocole HSR avec infiltration (groupe1) en comparaison à un protocole de HSR (groupe 2)  seul ou d’une infiltration seule (groupe 3).

L’étude avait 2 objectifs :

  1. 1. Savoir si ça valait le coup de pratiquer le HSR (en comparant le groupe 1 et 3)
  2. 2. Savoir si les infiltration augmente l’efficacité des exercices (en comparant le groupe 1 et 2)
  3. Est-ce que la diminution de la douleur obtenu par l’injection permet de mieux réaliser les exercices, voir de les réaliser à plus haute charges pour progresser plus vite ?

  4. Malheureusement l’étude n’a pas été concluante à cause du trop faible nombre de participant, nous mettrons à jour le résultat dès qu’une nouvelle étude sera sortie.

Qu'en est-il des ondes de choc ?10,11,12,13,14

Les ondes de chocs semblent être plus efficaces que le placebo sur le court et long terme, avec un effet équivalent aux étirements et aux corticostéroides.

Une meta-analyse suggère qu’il y a une dose dépendance de l’énergie réglé avec la réduction de la douleur, donc il est conseillé d’utiliser le réglage de puissance le plus élevé possible. De plus pour une dose identique les ondes de chocs semblent plus efficaces lorsque le patient n’est pas anesthésié, donc c’est à se demander, si ce n’est pas l’obtention de la douleur qui est efficace, plutôt que l’application de l’onde de choc elle-même. 

Qu'en est-il des manipulations et des mobilisations des tissus mous?12

Une revue de littérature de 2017 mené par le Dr Pollack a étudié plusieurs études randomisées de qualité moyenne à élevé. Leur conclusion indique que les techniques de mobilisation des tissus mou (massage profond, techniques de relâchement myofasciale) semble être un traitement efficace des douleurs talo-plantaire, mais qu’il est nécessaire d’effectuer plus d’études pour évalué l’impact sur le court et long terme des différentes techniques. Concernant les mobilisations articulaires, les données sont contradictoires ce qui indique qu’il faut au vu des données actuelles privilégier les mobilisations des tissus mous.

Qu'en est-il de la toxine botulique ?13

Comparé à un placebo (injection d’eau saline), l’injection de toxine botulique entraine une amélioration significative de la fonction (score FAAM) et de la douleur (VAS). Cette alternative à la chirurgie est donc très intéressante sur les fasciites plantaires résistantes. Sur ces 2 photos issu de l’étude, on voit le point d’injection de la toxine botulique.

Voici les résultats de l’étude : 

A 6 mois :

– Toxine botulique : Score fonctionnel à 73,8/100 et douleur à 3,6 sur 10

– Injection saline : Score fonctionnel à 40,9/100 et douleur à 7,9/10

A 12 mois :

-Toxine botulique : Score fonctionnel à 79,5/100 et douleur à 2,9/10

-Injection saline : Score fonctionnel à 43,4/100 et douleur à 7,6/10

Qu'en est-il de la chirurgie ?10,11

Il existe de nombreuses techniques chirurgicales, parmi celle-ci beaucoup entraine un impact néfaste sur l’anatomie des tissus mou et de l’aspect de la voute plantaire. De plus elles ont tendance à altérer la biomécanique et les capacité fonctionnelles de la voute plantaire. De plus une fasciatomie peut entrainer une modification des zones de pression du pied et un effondrement de l’arche avec persistance de douleurs sévères après la chirurgie.

D’autres chirurgies comme la chirurgie percutané décrite dans l’article de Fracesco Oliva semble plus favorable, mais à l’heure actuelle il n’y a pas assez de preuve en faveur de la chirurgie. Dans tous les cas elle est à utiliser en dernier ressort à causes des risques d’effets indésirables.

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